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| Collège Allem Mansour |
Tous les Savoirs du monde |
@Sétif Algérie |
La correspondance
administrative
LES REGLES GENERALES DE
Lorsque vous écrivez, veillez à:
Ne pas multiplier les objets.
Faire un plan : le plan aide à choisir et à hiérarchiser les informations.
Pour le lecteur, le plan aide à comprendre
rapidement la démarche et la logique du texte. L’introduction rappelle l’objet
de la correspondance.
Le développement expose les arguments ou la réglementation.
La conclusion fait apparaître la décision prise ou la solution adoptée.
Tenir compte du destinataire qui n’a
pas forcément connaissance de l’affaire.
Reformuler sa demande, dans le cas
d’une, réponse. Replacer les choses dans leur contexte.
Hiérarchiser les informations. Il y a toujours une hiérarchie
des informations: ordre chronologique, du particulier au général, des faits aux
opinions, des observations au diagnostic, de l’essentiel au détail.
Choisir les arguments. Quand vous
écrivez pour convaincre ou pour ordonner, commencez par lister les arguments
que vous allez développer. C’est un bon moyen de ne pas en oublier, de pouvoir
les situer dans la hiérarchie du plan, pour vous apercevoir que certains
d’entre eux sont hors sujet ou peu valides.
Choisir ses mots. En fonction de
votre public, vous choisirez les mots qui font a priori partie de son langage.
Vous éviterez .en général les termes techniques.
Respecter les règles de lisibilité,
c’est-à-dire
- bannir le jargon de
spécialiste et les mots savants
- éviter le franglais
- donner la
signification d’un sigle dès la première utilisation
- faire des phrases
courtes et développer une idée par phrase
- alléger les phrases
en réduisant le nombre des subordonnées
- veiller à
l’équilibre des paragraphes
- si la
correspondance comporte plusieurs pages, veiller à le faire apparaître
clairement (pagination)
Choisir le ton juste. Dans la plupart des écrits professionnels, vous
devez éviter le ton affectif Il vous faudra à l’inverse éviter le ton
péremptoire. Vous pourrez inclure dans vos phrases des incidentes, utiliser le
conditionnel, des adverbes ou la forme interrogative.
Aller à l’essentiel. N’oubliez pas que dan un écrit
professionnel, l’objectif visé est l’efficacité qui exige que l’on aille
rapidement à l’essentiel.
Citer les faits. Citez toujours les faits tels que vous les avez
observés ou qu’ils vous ont été rapportés. Donnez des chiffres, des dates, des
statistiques chaque fois que possible.
Utiliser des formules positives. A la relecture, efforcez-vous de
retraduire vos formulations négatives en formulations positives. Ne dites pas:
notre établissement n’a eu que 20 % d’échecs au bac, mais dites: notre
établissement a eu 80 % de réussite au bac.
Limiter la redondance. La répétition’ des informations peut parfois
être utile et délibérée. La plupart du temps, elle est involontaire et dénote
un manque de rigueur. En vous relisant, supprimez les répétitions ou les
redondances.
Le caractère officiel de l’écrit impose un certain nombre de règles.
La courtoisie doit toujours
exister dans les rapports administrateurs-administrés
(éviter tout jugement de valeur).
L’objectivité : les réactions personnelles de la part du fonctionnaire
n’ont aucune place dans les documents
officiels.
La clarté : l’Administration avant pour rôle de préparer ou de prendre
des décisions. il faut que l’action soit exprimée avec
clarté pour être comprise de son destinataire.
La logique démonstrative : l’écrit doit être construit comme une
démonstration.
Introduction: rappel du courrier précédent ou de l’affaire concernée,
Corps de la lettre : explication, argumentation, Conclusion : décision,
solution ou proposition énoncée clairement.
La responsabilité : le rédacteur écrit au nom de l’autorité publique qui
emploie le je, marque de la responsabilité assumée.
LE VOCABULAIRE ADMINISTRATIF
Formules d’exposition (termes précis)
- ajouter
- constater
- observer
- signaler
Ces
verbes sont souvent précédés de
Termes généraux
- aborder un
point
- accéder à un
poste
- ajourner une
réunion
- apprécier le
bien-fondé de
- attacher du
prix à
- décider que
-confirmer
-estimer
-préciser
-souligner
-je me permets de, je crois devoir, je
- aboutir à
une solution
- accepter une
solution
- allouer une
indemnité
- appuyer une
requête
- confirmer
les termes de
- délivre, une
copie
-
considérer
- noter
- rappeler
-ne peux que...
- il est
entendu que
- ne pas
manquer de
- abroger une
loi
- accorder une
autorisation
- annuler une
réunion
- assurer la
diffusion
- constater un
fait
- différer la
mise en application
Formules introductives
- j’ai
l’honneur d’accuser réception de votre lettre
- j’ai
l’honneur de vous faire connaître que
- j’ai été
saisi de,
- j’ai été
tenu informé de,
- vous m ‘avez
signalé que.
Formules d’exposition (termes plus souples)
- prendre note
- se trouver
appelé à
- ne pas
douter que - ne
pas ignorer que
Formules pour introduire des paragraphes
successifs
- d’une part, ... d’autre part
- en premier
lieu .... en second lieu
- non
seulement . ... mais
- tout
d’abord... ensuite... enfin
- par
ailleurs.
Formules de conclusion (locutions
impersonnelles)
- il convient
de - il vous
appartient de
- il y a lieu
de - il est
nécessaire, souhaitable, opportun de
- il importe
de.
Formules de conclusion (locutions impératives)
- décider que - demander que
- engager à - inviter à
Formules de conclusion insistantes
- attacher du
prix à - prier
de veiller à l’application
Quelques fautes à ne pas commettre:
Expressions incorrectes
-de par
-suite à
-par lettre susvisée
-je vous annonce
-nous avons convenu de nous revoir
-par contre
-dans le but de
-postuler à un emploi
-rapport à
-baser sur
-contacter que lorsqu ‘un
-solutionner un problème
-je vous serais gré
-demander à ce que
-informer de ce que
-
convier à
- prier de
-je vous serais obligé de
Expressions correctes
-Comme, suite à
-par lettre visée, rappelée en référence j’ai l’honneur de vous rendre compte
nous sommes convenus
-en revanche
-afin de
-postuler un emploi
-à propos de
-fonder sur
-prendre contact avec que lorsqu ‘un résoudre un problème, je vous saurais, gré
-demander que
-informer que.
La lettre en forme administrative est utilisée lors d’échanges de
correspondance entre des structures administratives, de même qu’elle est
utilisée à destination de toute personne appartenant à l’Administration. Elle
comporte les éléments suivants:
le timbre figure dans l’angle supérieur gauche du document. Il a pour objet
d’identifier l’administration dont émane le document.
Exemple: Académie d’Orléans-Tours
Rectorat
Division du Personnel
2], rue Saint-Etienne
45043 ORLEANS CEDEX
Tél: 38.79.38.79
Le lieu d’origine et la date figurent dans l’angle supérieur droit
Exemple: Orléans, le 12 octobre 1993
la suscription figure sous le lieu et la date
Exemple: l’Inspecteur d’Académie (émetteur)
Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale du (J-1ER a
Monsieur le Principal du collège Anatole France (destinataire)
]8000 BOURGES
N.B. : La lettre en forme administrative n’est jamais adressée directement
à un fonctionnaire subordonné, mais à
l’autorité responsable.
Une lettre en forme administrative fait apparaître la marque de la voie hiérarchique.
Exemple: Monsieur le Principal du Collège A. France à ORLEANS
a
Monsieur le Recteur de l’Académie d’ORLEANS- TOURS
S c de Monsieur l’Inspecteur
d’académie
Directeur des Services Départementaux
de l’Education Nationale du LOIRET.
“Affaire suivie par ...“
Cette mention permet au correspondant de connaître son inter- locuteur.
Elle figure sous le timbre, ainsi que le numéro de poste et le numéro
d’enregistrement.
Exemple: DOVS n° 282/94
L’objet figure à gauche. C’est la
mention très succincte de la question traitée.
Exemple: Réunion de préparation de la rentrée 1994
Rappel: une lettre ne traite que d’un objet.
La référence se place sous l’objet. C’est un rappel des documents
antérieurs auxquels se reporte le rédacteur. Exemple: Votre lettre ART n 16
du 15septembre1993
Rappel: ne pas multiplier les références.
Les pièces jointes : leur nombre est porté au bas de la première page du
texte â gauche.
Joindre en annexe les documents auxquels on se réfère si ce sont des textes
anciens ou peu diffusés s’il s’agit de textes du RLR, indiquer leur référence
B.O. N° et date).
La signature : Soit le détenteur de l’autorité signe, soit il s’agit
d’un autre signataire. Dans ce dernier cas, plusieurs cas de figure se
présentent :
- la signature par
délégation: cette mention ne peut être utilisée que lorsque le signataire
possède bien ce pouvoir et uniquement dans les domaines prévus par un arrêté.
La délégation peut être donnée pour une durée déterminée ou permanente. La
signature est précédée et suivie des indications de titre et de patronyme de
l’intéressé.
Exemple : Pour le Recteur et par délégation
Le Secrétaire Général de 1: 4cadémie Monsieur X
N.B. : Le titre ne doit pas apparaître s’il est déjà mentionné dans la
suscription.
- la signature par
autorisation est le pouvoir donné à une personne de signer une catégorie de
pièces (lettres. bordereaux ...)
relevant de son service.
Exemple : Pour le Recteur et par autorisation
Le Chef de
Monsieur Y
- la signature pour
ordre est usitée par le fonctionnaire qui signe à la place de son chef direct,
momentanément empêché ou absent.
La lettre en forme personnelle est destinée à une personne n’appartenant
pas à l’Administration. Elle peut également être employée entre deux services
si on veut insister sur le caractère personnalisé et courtois de la
correspondance. Comme dans la lettre en forme administrative, sont mentionnés:
le timbre
le lieu d’origine, la date et le numéro d’enregistrement.
Cependant, elle ne présente ni objet, ni références.
Elle débute par une formule d’appel: Monsieur, Madame, Mademoiselle, et
se termine par une formule de politesse: Veuillez agrée1 Monsieur, Madame,
Mademoiselle, l’expression de ma considération distinguée...
LE BORDEREAU
Définition
Ce document est destiné à l’acheminement des pièces d’un service
administratif à un autre, chaque fois que cette transmission n’implique pas de
commentaires qui justifieraient la rédaction d’une lettre d’accompagnement.
Présentation du document
- les mentions
habituelles de la correspondance administrative figurent sur ce document
(timbre, lieu d’origine et date, suscription. objet. référence, affaire suivie
par ... et numéro
d’enregistrement),
- un texte scindé en 3 colonnes
- une colonne pour
l’indication du nombre de pièces
- une colonne pour la
désignation des pièces (qui doit être suffisamment détaillée)
- une colonne pour
les observations.
Le recours au bordereau est surtout utile
- lorsque la
transmission comporte plusieurs pièces, le double du bordereau permet au
service expéditeur de conserver une trace des documents transmis,
- dans le cas d’un
envoi conjoint, d’éviter les confusions en regroupant les documents avant trait
au même objet.
- lorsque la pièce
transmise est un original, le double du bordereau permet de situer rapidement
le détenteur de la pièce en question.
Dans la colonne “observations”, les mentions suivantes peuvent être
portées: - copie à ... : indiquant la liste
des destinataires
- pour attribution
: dans ce cas. L’expéditeur se dessaisit définitivement des pièces et le
destinataire doit statuer sur l’affaire. Eventuellement peut figurer la
mention: en vous priant de bien vouloir me tenir informé de votre décision
ou de la suite donnée à cette affaire.
- pour
information: le destinataire n’a pas à intervenir, mais peut conserver pour
son information les pièces qui lui sont transmises
- à
toutes fins utiles: le destinataire est libre de donner suite ou non à
l’affaire
- en
communication: dans ce cas, le destinataire doit renvoyer le document à
l’expéditeur après en avoir pris connaissance
- pour suite à
donner: le destinataire est obligé de donner une suite, mais ne rend pas
compte
- pour
. avis:
le destinataire doit donner un avis motivé sur l’affaire qui lui est
soumise
pour signature ou pour visa : transmission à une autorité hiérarchique
qui devra signer le document ou y
apposer son visa
- pour éléments de
réponse: le destinataire devra fournir sous forme de note ou de lettre les
informations nécessaires au service expéditeur afin de lui permettre de rédiger
la réponse à une question posée.
- pour éléments de
réponse: le destinataire devra fournir sous forme de note ou de lettre les
informations nécessaires au service expéditeur afin de lui permettre de rédiger
la réponse à une question posée.
Définition
Un même document, note ou lettre, peut être adressé individuellement à
plusieurs personnes. Ce document, qui permet à l’information de “circuler” est
appelé circulaire.
Les caractéristiques attachées à la lettre s’appliquent également à la
circulaire.
Spécificité de la circulaire
Son texte doit s’adresser à la fois à tous et à chacun. Le traitement de
texte permet aujourd’hui ce genre d’exploit en autorisant des textes de portée
générale dans lesquels on peut insérer des informations différentes selon les
diverses catégories de destinataires.
Définition
C’est un document administratif d’ordre interne c’est-à-dire qui circule à
l’intérieur d’une même unité administrative et qui traite d’une affaire
courante.
Elle est destinée:
- à un supérieur
hiérarchique ou à un autre service, soit pour résumer des dossiers ou des
documents, soit pour faire le point sur une question à expliciter.
- à un subordonné
pour donner des indications sur un travail à réaliser.
La note a pour but de clarifier une question ou de provoquer des instructions.
Dans la mesure où elle est destinée à l’information, la note doit être brève et
concise: son but est de faire gagner du temps au lecteur elle doit résumer de
façon synthétique l’ensemble de la question, logique: elle doit situer
le problème, exposer clairement les arguments ou les faits, les discuter et
conclure en proposant des solutions aux problèmes évoqués.
Présentation du document
La note obéit aux règles communes aux autres documents administratifs. Les
mentions habituelles figurent
(timbre, objet. référence). Seul le libellé de la suscription change. Il
comporte le mot NOTE suivi du destinataire
qualifié par son titre.
Formule de présentation: Note à l’attention de
Les différents types de notes
- la note de service
est couramment utilisée. Son but est d’informer tout ou partie du personnel
d’une disposition
officielle concernant l’organisation du service.
- la note
explicative reprend un sujet déjà traité et ajoute des explications. Elle
sert à donner au destinataire des
précisions qui lui permettront d’agir.
- la note
impérative, plus directe et plus sèche que la note explicative, constate
des erreurs ou des manquements.
- la note de synthèse
consiste à rédiger un document clair, précis et cohérent à partir
d’informations diverses. provenant de sources
différentes voire contradictoires. Les décisions sont souvent prises à partir
de notes de synthèse.
LE COMPTE RENDU
Définition
Le compte rendu décrit des faits écoulés. C’est un document qui restitue
tout ou partie du contenu d’une réunion ou d’une activité. Le compte rendu est
à la fois la mémoire individuelle et la mémoire du groupe. En cas de nécessité,
on peut s’y référer pour vérifier ce qui s’est passé.
Le compte rendu exhaustif consiste en une retransmission intégrale du contenu
d’une réunion ou d’un débat. Ce peut être par exemple la retransmission
intégrale d’une conférence ou d’un discours.
Le compte rendu sélectif, ou relevé de conclusions, note les décisions prises
et rend compte des informations les plus importantes à retenir. Cette sélection
se fait en fonction d’un objectif et des besoins du destinataire.
Quel plan adopter?
- le plan chronologique
rend compte des événements dans l’ordre exact où ils se sont déroulés.
- le plan
thématique est le plus utile pour rendre compte d’une réunion. En effet,
quand une réunion a un thème précis, il est inutile de rapporter les
digressions et les répétitions difficilement évitables dans une discussion.
Le rédacteur doit s’imposer un maximum d’objectivité, même s’il opère des
sélections.
LE RAPPORT
Définition
C’est une des manières dont on rend compte à une autorité responsable d’une
question importante en lui proposant des solutions. C’est un document qui sert.
à partir de l’étude d’un problème ou de l’analyse
d’une situation, à proposer une action.
Il se différencie de la note qui expose toujours brièvement des affaires
courantes comme du compte-rendu et du procès verbal qui se bornent à décrire ce
qui s’est passé. Le rapport s’appuie sur des faits, événements ou actions
décrits pour dégager certaines informations qui permettront au rédacteur de
donner un avis motivé et de conseiller une action.
Le rapport requiert des qualités de synthèse, de précision et de clarté
comparables à celles de la note ou du compte-rendu.
Présentation du document
On retrouve les mentions habituelles des autres documents administratifs :
timbre, date et lieu, objet, référence. Il arrive parfois que l’on trouve
l’objet du rapport incorporé dans le titre.
Exemple : Rapport à l’attention de Monsieur le Recteur sur la préparation de
la rentrée scolaire. Schéma
Le rapport est structuré et présente un plan logique avec une introduction,
un développement et une conclusion:
- l’introduction
pourra comporter la référence aux faits ou aux instructions qui sont à
l’origine du document. Un véritable exposé peut être nécessaire pour bien faire
connaître l’objet du rapport. Néanmoins, l’introduction doit être la plus
concise possible,
- le développement,
dont le nombre de parties sera adapté à chaque cas particulier, pourra indiquer
les conséquences de ces faits et examiner diverses solutions possibles.
- la conclusion exposera
éventuellement des propositions de décision.
Le rapport se termine souvent par une formule d’usage appelant la décision du
destinataire.
Exemple: si ces propositions recueillent votre agrément, je vous serais
reconnaissant de bien vouloir me renvoyer le présent rapport revêtu de votre
approbation.
Différents types de rapports
- d’activité
- d’opportunité
- d’évaluation
pédagogique, d’inspection, de jury...
Les qualités requises
Le rapport doit reposer sur des faits précis, des idées rationnelles et
proposer des solutions recevables.
Le rédacteur relatant des faits ou des idées doit d’abord s’efforcer de
produire un document objectif: en ne se fondant que sur des données vérifiées
et tenues pour exactes (on n’affirme rien qu’on ne puisse justifier) complet:
en n’omettant aucun aspect de la question traitée, et synthétique: en examinant
les différentes données de la question pour les présenter sous la forme d’un
ensemble cohérent.
Le rapporteur doit toujours viser à l’efficacité, c’est-à-dire rédiger un
document utile au destinataire. Dans la mesure du possible, il répondra aux
questions: qui ? quoi ? où ? quand
? comment ? pour aboutir à
des propositions nettes et claires.
Même si le rapport implique généralement une prise de position de la part du
rédacteur, le destinataire doit pouvoir. A sa lecture, se prononcer sans
difficultés sur une des solutions proposées.
LE PROCES- VERBAL
Définition
Le procès-verbal enregistre le passé. Concis et précis, le procès-verbal ne
comporte ni jugement ni point de vue de son rédacteur. Il enregistre un fait,
un événement dont la trace doit être conservée dans l’intérêt d’une communauté.
Le procès-verbal de réunion, établi par un (ou des) participant(s)
permet de garder une trace de ce qui s’est dit. Il pourra servir de référence
en cas de litige ultérieur.
Il doit comporter un certain nombre 4:éléments comme: nom, date, lieu de
réunion, nom de la collectivité qui s’est réunie, nom et qualité des
participants, ordre du jour... Pour être valide, le procès-verbal doit être
approuvé par les participants.
Le procès-verbal de constatation fait la description d’un fait ou d’un
événement qui pourrait être ultérieurement contesté. C’est sur la base de
procès-verbaux de constatation que des actions en justice peuvent être
intentées. Documents officiels, les procès verbaux doivent être archivés
chronologiquement par catégorie dans un dossier réservé à cet effet.
La
Les règles de la ponctuation doivent être scrupuleusement respectées comme
celles de l’orthographe. Les signes de ponctuation
Le point (.)
Il marque la fin d’une phrase, c’est-à-dire l’achèvement du développement
d’une idée. Il commande également une
pause importante. Il se place aussi après un mot en abrégé.
Le point-virgule (;)
Il sépare et relie les parties d’une “phrase composée’, à la suite d’une
proposition ayant un sens complet, mais avant aussi ‘ln rapport avec la
suivante qui introduit par exemple un fait nouveau.
* Le point et le
point-virgule équivalent à des stops.
La virgule (,)
Elle sépare des éléments semblables (énumérations) ou dissemblables (termes
en apposition, propositions
incises).
Elle s’utilise également devant les conjonctions de coordination car, mais,
donc, or...
* Elle ne figure pas
en général devant “et” et “ou”.
Les deux points (:)
Ils annoncent une explication, une énumération et soulignent un rapport souvent
de cause ou de conséquence.
Ils s’emploient parfois pour introduire un discours direct, une citation. Ils
sont alors suivis de guillemets.
Le point d’interrogation (?)
Il termine comme son nom l’indique, les phrases ou les parties de phrases
dans lesquelles se trouve une interrogation.
* Attention,
l’Administration ignore dans la correspondance les points d’interrogation
(principe de la
neutralité). Elle est, en effet, censée répondre aux questions et n’avoir pas à
les poser. Lorsqu’ils interrogent, les documents administratifs le font
indirectement en utilisant des périphrases telles que: “la question se pose
de savoir si...
Le point d’exclamation (!)
Il termine les phrases exclamatives et les interjections.
Les points de suspension (...)
Par trois, ils marquent que le message est inachevé ou interrompu, que
la phrase pourrait se poursuivre.
* On ne peut employer
‘etc +
points de suspension’. Il faut choisir l’un ou l’autre.
Les parenthèses ()
Elles isolent une explication ou une réflexion, une référence, une
digression du texte -- principal.
Les tirets
Ils sont utilisés de préférence aux parenthèses -
en marquant une séparation moins tranchante - dans une phrase administrative où ils jouent
le même rôle.
Les guillemets (“)
Ils encadrent une citation, isolent un terme pour le mettre en valeur,
marquent l’usage insolite d’un mot. Ils sont employés également pour citer des
titres d’ouvrages ou de journaux.
Les espaces
On doit tenir compte non seulement des signes écrits pour marquer la
ponctuation, mais aussi des espaces laissés en blanc.
Les blancs
Ils servent à séparer les mots. On les trouve aussi après les signes de
ponctuation, mais non avant, sauf devant le point-virgule et les deux points.
L’alinéa
C’est la séparation que l’on établit en allant à la ligne, c’est-à-dire en
laissant incomplète la ligne en cours et en commençant la nouvelle par un
retrait.
L’alinéa correspond à une pause très marquée et s’emploie surtout quand on
passe d’un groupe d’idées à un autre.
L ‘EMPLOI DES MAJUSCULES
La majuscule est un signal qui permet de marquer les nuances nécessaires à
la compréhension du texte: elle apporte des informations sur l’articulation du
texte, quels que soient la nature, la catégorie et le sens du mot lui- même.
Généralités
• On met obligatoirement une majuscule:
• au début d’une phrase : le premier mot d’un texte et le premier mot après un
point commencent toujours par une majuscule.
• après les points d’interrogation, d’exclamation, de
suspension s’ils marquent la fin d’une phrase. Mais ces signes de ponctuation
sont considérés comme une virgule ou un point-virgule, si l’interrogation ou
l’exclamation ne finit pas la phrase, ils sont alors suivis d’une minuscule.
• au début d’un courrier, après la formule d’appel Madame,
• Je vous prie de bien vouloir
• aux initiales et aux sigles.
Chaque lettre du sigle peut être suivie d’un point, mais ce n’est pas une
obligation CR.D.P. ou (‘RDP.
• Attention pas de majuscules après deux points (:).
Le nom propre et la majuscule
La majuscule apporte une véritable information, elles est donc nécessaire
quand il s’agit d’un vrai nom propre, d’un nom dérivé d’un nom de lieu pour
désigner les habitants de ce lieu et quand elle joue un rôle nettement
distinctif
Le nom
Les noms de lieu : villes, villages, régions, îles, cours d’eau, mers,
montagnes, pays, rues, monuments, etc. prennent une majuscule.
Les noms de personne, c’est-à-dire les noms de famille et les prénoms
prennent une majuscule. Les noms de journaux portent une majuscule le
Monde
Les substantifs dérivés de lieux pour en désigner les habitants
prennent une majuscule : Les Français mais l’adjectif dérivé d’un nom
de lieu prend une minuscule: le peuple français
La majuscule permet de reconnaître une acception particulière d’un
mot
Certains noms communs prennent une majuscule quand on leur reconnaît une
signification particulière, ils gardent la minuscule dans les autres cas. Il en
est ainsi pour de nombreux termes historiques, institutionnels. géographiques... On dira:
On met d’ordinaire une majuscule aux noms désignant le domaine traité par un
ministre, un ministère... le ministère de l’Education nationale
le président de
le ministre des Affaires étrangères
mais on ne met pas de majuscule à président, ministre... sauf dans
les formules d’appel et de politesse. Les noms d’organismes officiels,
d’associations, de sociétés, ont une majuscule au premier mot :
le Conseil supérieur de la langue française
le Conseil des ministres.
La majuscule en tant que signe de considération
• Quand on s’adresse directement à une personne par écrit, on met
généralement une majuscule. Madame, Monsieur... (formule d’appel,
formule de politesse, adresse, suscription).
• On la met assez souvent aux noms de dignités, titres et fonctions. Monsieur
le Recteur, Monsieur le Président, Monsieur le Préfet...
• Certains titres honorifiques ont toujours la majuscule.
Sa Majesté, son Excellence
• La majuscule de considération se met parfois aux possessifs et aux
pronoms personnels.
• Sa Majesté, Votre Eminence.
• Les noms de fêtes prennent une majuscule. Pâques, Pentecôte, le
jour de l’An
Mais les jours de la semaine et les mois prennent une minuscule jeudi 15
janvier.
Les autres catégories de mots et la majuscule
• L’adjectif
Il prend une majuscule s’il caractérise un terme géographique (il
devient alors un nom propre).
Le mont Blanc, le Bas-Rhin, le lac Majeur, les Pays-Bas
• On met une majuscule à l’adjectif dans Premier ministre en
signe de considération.
L’article
Il prend une majuscule quand il fait partie d’un nom propre. Le Havre,
L
En revanche, de, selon les cas, s’écrira avec une minuscule ou une
majuscule. Monsieur de
Juin 1994
bravenet.com